Ndeye Awa DIAGNE, Entreprise de vente ambulante de bijoux et sacs sur les marchés marseillais

Passionnée par son métier de commerçante, Ndeye Awa, 36 ans, est présente sur les marchés marseillais depuis plus de 10 ans. Elle est très fière aujourd’hui d’être autonome et de concilier son entreprise avec sa vie de famille.

Quel a été le déclic pour monter votre boîte ?

Après une première expérience salariée pour un travail alimentaire, j’ai découvert la vente sur les marchés en travaillant avec mon oncle. Pendant 7 ans, j’ai travaillé avec lui, j’ai appris le métier et me suis créée un bon réseau. C’est naturellement qu’il m’a encouragée à créer ma propre entreprise. Aujourd’hui cela fait 5 ans que je suis à mon compte. J’aime le commerce et les échanges avec les clients. Si au départ je vendais des perruques, je me suis ensuite orientée vers les bijoux, sacs et autres accessoires de mode. J’adapte mon offre en fonction de la mode et des saisons. Je suis présente sur le marché de Castellane les mardi, mercredi, jeudi et samedi, et je fais le marché nocturne de La Ciotat cet été. Je garde le dimanche et le lundi pour m’occuper de mes enfants.

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur votre activité ?

L’impact de la crise a été très fort pour les commerçants sur les marchés, il n’y avait plus de rentrée d’argent. J’ai bénéficié du fonds de solidarité, ce qui m’a permis de faire face à une partie de mes charges familiales. J’ai repris mon activité dès que cela a été autorisé mi-mai, dans le respect des gestes barrières, mais cela repart doucement car il y a beaucoup moins de monde. En plus, lors de la mi-mai, ma marchandise n’était plus adaptée à la demande et il était nécessaire d’investir dans un stock d’été. Je me suis naturellement tournée vers l’Adie, qui me suit depuis mes débuts, pour pouvoir renouveler mon stock et avoir de la trésorerie.

Quelles sont vos attentes à court terme pour votre reprise d’activité ?

Aujourd’hui, l’activité est calme sur les marchés, les gens ont peur et viennent moins nombreux. J’espère que nous pourrons parler de cette crise au passé, pour nos entreprises et pour le bien de tous.